Dukan et la grossesse
au cours de la grossesse
* surveillance et prévention simple. En cas de risque de prise de poids chez des femmes ayant déjà beaucoup grossi au cours de grossesses précédentes ou de femmes présentant des antécédents diabétiques personnels ou familiaux ou par simple souci de ligne ou de minceur, la meilleur stratégie préventive est d instaurer aussitôt que possible et pendant toute la grossesse le régime de consolidation spécialement adapte a la grossesse par 3 allégements:
- 2 portions de fruits par jour au lieu d'une;
- utiliser du lait et des laitages 1/2 écrémé à 20% au lieu d'écrémé à 0%;
- supprimer le jeudi PP.
* surcharge préexistante. C'est le cas de grossesses survenant chez une femme déjà surchargée qui n a pas eu le temps de réduire préalablement son poids.
Dans ce cas, la meilleure solution est le régime de consolidation renforcé par le retrait des féculents et des 2 repas de gala, le jeudi PP étant maintenu. En cas d'obésité franche, il est possible d'utiliser le régime PP puis le régime de croisière, mais il faut consulter un médecin d'abord.
Après la grossesse
* en cas d'allaitement. Quelle que soit la prise de poids, il n est pas concevable d'instaurer un régime trop strict qui aurais des conséquences sur la croissance des nouveaux nés.
Dans ce cas suivre le régime de prévention au cours de la grossesse.
* sans allaitement Si la prise est normale, laissant un reliquat de grossesse entre 5 et 7 kg, le retour au poids normal sera obtenu à l'aide du régime de croisière 1/1 sans oublier la consolidation et la stabilisation durant 4 mois minimum.
En cas de prise anormale, reliquat compris entre 10 et 20kg, il est nécessaire de suivre le régime du début à la fin.
Dukan et pré ménopause et ménopause
Les dangers de la ménopause
La pré ménopause et les six premiers mois de la ménopause confirmée représentent le carrefour hormonal de tous les danger, la période de la vie de la femme où la prise de poids est la plus fréquente.
Sous l'effet combiné de l'âge, de la réduction de masse musculaire et d'un appauvrissement fréquent de la sécrétion thyroïdienne, les dépenses caloriques de l'organisme diminuent progressivement.
Dans le même temps, l'ovaire cesse de sécréter l'une de ces deux hormones, la progestérones, créant un déséquilibre responsable de l'instauration de cycles irréguliers avec retards ou absence de règles.
Des progestérones de substitution, pour la plupart de synthèse, sont habituellement utilisées pour compenser ce tarissement.
Ces trois facteurs conjuguent leurs effets pour engendrer une prise de poids qui ne répond plus aux habituelles mesures de contrôle alimentaires que la plupart des femmes s'imposent pour maintenir tant bien que mal leur poids.
Nous sommes au c½ur de la pré ménopause.
Lorsque l'ovaire s'éteint complètement, interrompant aussi sa sécrétion d'½strogène ou folliculine, les bouffées de chaleur apparaissent qui signalent et manifestent le manque. Nous sommes alors en ménopause confirmée et la prise de poids s'accentue avec le renforcement du traitement de substitution qui associe désormais progestérone et ½strogènes. Cette tendance à la prise de poids se prolonge jusqu'à totale adaptation au traitement pour s'estomper en quelques mois.
Le bilan pondéral de cette traversée houleuse qui peut durer de deux à cinq ans est une prise de poids oscillant statistiquement entre 3 et 5kg selon le traitement de substitution utilisé, la manière plus ou moins progressive de l'instituer, mais cette prise de poids peut, sur des femmes prédisposées et non averties, atteindre 10, voire 20kg.
Les hormones végétales, une alternative révolutionnaire pour les femmes à risque.
Depuis peu il existe un nouveau traitement de la ménopause qui évite les prises de poids induites par le traitement hormonal de substitution classique. Il s'agit d'une alternative fournie par des substances totalement végétales et naturelles extraites de nombreuses plantes, mais plus particulièrement du soja. Le yam, après avoir connu un effet de mode passager aux USA, semble être abandonné par ses promoteurs eux-mêmes, et ne conserve d'intérêt qu'en utilisation locale sous forme de crème cosmétologique.
Ces substances sont formées de molécules dont la structure est si voisine de celle des hormones féminines qu'elles peuvent en partie les remplacer. Cette ressemblance de forme et d'effets leur a valu le nom génétique d'hormones-like, et les isoflavones du soja celui de phytoetrogènes.
Ces molécules végétales, moins actives que les hormones féminines mais dépourvues de toxicité, ont prouvé leur action de protection sur les bouffées de chaleur. Des études sont en cours pour confirmer leur action de prévention de l'ostéoporose et du risque cardio-vasculaire et, davantage encore, leur action préventive sur de nombreux cancers hormono-dépendants, et tout particulièrement le cancer du sein.
Mais en plus de ces actions majeures de protection, ces substances végétales et naturelles apportent un grand espoir aux femmes qui abordent la pré ménopause puis la ménopause en redoutant une prise de poids. Il semble que l'usage régulier des phytoestrogènes du soja, à la condition expresse d'être utilisées à doses suffisantes, permettent d'éviter, notamment chez la femme à risque, les inéluctables prises de poids rencontrées en cours de ménopause. Il faut savoir que la plupart des dosages actuellement proposés en pharmacie sous forme de comprimés ou de gélules sont insuffisants. Seule une dose quotidienne de 100mg d'isoflavones de soja (l'équivalent de 200g de tofu) offre une réelle garantie d'efficacité, les ½strogènes végétaux étant 1000 à 2000 fois moins puissants que les ½strogènes de la femme.
Ainsi, de nombreuses femmes qui ont toujours eu le plus grand mal à contenir leur poids en corrigeant les dérives alimentaires par périodes de régime, sentent ces moyens habituellement efficaces s'essouffler et leur poids s'élever progressivement. Chez ces femmes, l'instauration d'un traitement hormonal classique peut mettre le feu aux poudres et être responsable d'un dérapage pondéral incontrôlable. C'est dans ce type de situation que les hormones végétales peuvent s'avérer particulièrement utiles, quitte à passer dans un deuxième temps, avec un poids stabilisé, aux hormones véritables si les besoins gynécologiques le nécessitaient.
Il est à remarquer que le soja, dont on découvre chaque jour de nouvelles vertus, est l'aliment le plus riche en protéines du règne végétal et le seul dont les protéines ont une valeur biologique comparable à celles qui composent le plan Protal.