D'autre part, de récents travaux ont aussi prouvé l'importance des sensations de bouche, de la quantité et de la variété des saveurs sur la production du rassasiement et de la satiété.
On sait par exemple aujourd'hui que certaines épices fournissant des saveurs extrêmes, notamment le clou de girofle, le gingembre, l'anis étoilé, la cardamome permettent l'accumulation de sensations puissantes et pénétrantes qui ont le pouvoir d'élever la jauge de l'hypothalamus, centre cérébral chargé de les comptabiliser jusqu'à déclenchement de la satiété. Il est donc très important d'utiliser autant que faire se peut et si possible en début de repas toute la gamme de ces épices et de tenter de s'y habituer si l'on n'est pas un amateur inconditionnel.
Sauce au yaourt ou au fromage blanc
Pour ceux qui ne se résoudraient pas à l'usage de la paraffine, il est possible de se préparer une sauce savoureuse et naturelle avec un laitage allégé.
Choisir un yaourt nature, plus onctueux que le maigre et à peine plus calorique.
Ajouter une cuiller à soupe rase de moutarde de Dijon et battre pour faire monter le mélange à la manière d'une mayonnaise jusqu'à prise en masse. Ajouter alors un filet de vinaigre, du sel, du poivre et des herbes.
Sous forme de garniture cuite
C'est le moment d'utiliser les haricots verts, les épinards, les poireaux, les choux de toute nature, les champignons, les endives braisées, le fenouil, le céleri.
Ces légumes peuvent être cuits à l'eau, bouillis ou, mieux, à la vapeur pour conserver le maximum de vitamines.
On peut aussi les préparer a four dans le jus de la viande ou du poisson tels le classique loup au fenouil, la dorade à la tomate ou le chou farci à la viande boeuf.
Enfin la cuisson en papillote conjugue tous les avantages, tant au niveau du goût que de la valeur nutritionnelle avec un avantage décisif pour le poisson et tout spécialement le saumon qui conserve son moelleux sur un lit de poireau ou de caviar d'aubergine.
L'introduction des légumes après la période d'attaque des protéines a apporté de la fraîcheur et de la variété au régime d'attaque initial. Il le rend plus facile et plus confortable. Il est désormais pratique de commencer son repas avec une salade bien assaisonnée, riche en couleurs et en saveurs ou le soir et en hiver avec une soupe puis de passer au plat de viande ou de poisson mijoté dans des légumes parfumés et aromatisés.
Quantité de légumes autorisée
En principe, la quantité n'est pas limitée. Mais il est conseillé de ne pas dépasser les limites du bon sens pour simplement braver cette absence de restriction. Je connais des patients qui s'installent et qui grignotent sans faim, tout comme ils mâcheraient du chewing-gum. Prenez garde à cette tentation, les légumes ne sont pas inoffensifs, mangez-en jusqu'à totale satisfaction de la faim mais pas au-delà. Cela ne change en rien le principe de non-restriction quantitative qui est au c½ur du plan Protal ; quelle que soit la quantité ingérée, la perte de poids se maintiendra mais à un rythme moins soutenu et par là même moins encourageant.
A ce propos, je dois vous avertir d'une réaction fréquente qui survient lors du passage du régime d'attaque strictement protéiné au régime amélioré par l'introduction des légumes.
Très souvent, l'amaigrissement a été spectaculaire pendant la première phase et puis, dès l'introduction des légumes, la balance semble figée et cesse de descendre et menace même d'une légère reprise. Ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas sur la mauvaise pente, mais que se passe-t-il ?
Au cours de la phase d'attaque, l'alimentation limitée aux seuls aliments protéinés développe un puissant effet hydrofuge qui, non seulement fait perdre de la graisse de réserve, mais fait fuir une forte quantité d'eau qui stagnait depuis longtemps dans l'organisme. C'est cet effet d'addition qui explique l'importance de la perte massive qu'enregistre la bascule.
Mais dès que les légumes viennent s'ajouter aux protéines, cette eau, artificiellement chassée, revient explique cette subite et incompréhensible stagnation. La perte réelle de poids, celle liée à la fonte des graisses, persiste, bien que réduite par l'introduction des légumes, mais elle est camouflée par le retour de l'eau. Un peu de patience et dès la reprise du régime des protéines pures, la grande chasse d'eau s'exercera de nouveau et révélera le poids réellement perdu.
Sachez cependant que dans cette période de régime alternatif qui sera votre lot jusqu'à atteinte du poids fixé, c'est toujours la phase des protéines sans légumes qui tracte la machine et qui est responsable de l'efficacité générale. Ne vous étonnez donc pas de voir le poids descendre en marches d'escalier, chutant avec les protéines pures et plafonnant avec le retour des légumes.